Autrement soi

11 août 2008

Ton départ, aux yeux de ceux qui te connaissent, est une impression, non dans le sens d’un flou, mais dans celui d’un méandre opaque qui redessine leurs paysages de présences. Dans les intimes détresses que l’on ressent, dans ces aurevoirs qui veulent dire “à dans longtemps”, il y a de leurs parts un don de pouvoir, celui de se laisser marquer, et un art de la mesure comme dans toutes les choses humaines. Et pourtant : ce sont eux qui t’ont mis là où tu es. Leurs rêves, leurs joies, leurs crépuscules, ont trouvés en toi la possibilité d’être à nouveau vivants, ils t’ont voulu dans le monde de manière à se vouloir eux-mêmes dans un même élan.

 

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