Antananarivo, lundi 26 janvier 2009 : dans les rues, les manifestants, les destructions, les vagues de panique, les pillages…

S’être senti immédiatement impliqué. Volonté de savoir, de pouvoir faire, de participer. Tentatives pour appréhender, dans un moment de crise, les vivants.

Tensions.

Les arrêtes du sort, je les vois. Je sens ce qui me précède. Les coups pleuvent comme des hanches : danse où la mort s’aide elle-même.

Changements.

Je mets ce jour un point final à l’article que je commençais voilà dix jours, et qui s’est trouvé pris au milieu des révoltes populaires et des tiraillements politiques que connaît actuellement Madagascar.

Ce n’est pas mon pays ? Pourtant j’étais dans la rue comme chez moi, c’est-à-dire de plein droit. En marchant, je repensais au livre qu’un ami m’avait donné pour fêter mon départ : l’Hommage à la Catalogne de Georges Orwell. Je repensais à cet homme perdu dans un combat qui était le sien parce qu’il y avait reconnu ses propres aspirations d’être humain. Je les ai aimés, tous ces gens.

Pour Mnémosyne et pour vos yeux :

Madagascar : perspectives pour un soulèvement.

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Avec mes remerciements à Etienne Räss, pour nos discussions, ta relecture attentive, et, malgré tout, tes jeux de mots à la noix !