Ce que peut un corps
2 mars 2009
« L’esprit humain est apte à percevoir un très grand nombre de choses et d’autant plus apte que son corps peut être disposé d’un plus grand nombre de façons. »
Spinoza, dans l’Ethique (livre II, proposition 14), dit ici tout ce que j’ai envie de dire aujourd’hui. Comment, en bougeant, en écoutant de la musique, en participant à des manifestations, en vivant, avec soi, avec d’autres, en parcourant la terre, l’on devient apte à percevoir un plus grand nombre de choses. De retour à Madagascar depuis une semaine et demi, après deux semaines passées en Suisse, auprès de mes parents, de mes amis, avec Géraldine, deux semaines où j’ai pu rendre visite à quelques uns de mes personnages préférés dans cette étrange histoire qui se passe à l’autre bout d’un monde…
Après avoir demandé aux élèves de mes deux classes de philo d’inscrire au tableau des propositions de sujets sur lesquels ils auraient envie de travailler, nous avons voté, et, dans les deux classes, c’est « l’amour » qui l’a emporté haut la main. Suivi dans l’une par « la danse », dans l’autre par « le comportement ». Spinoza n’est-il pas, plus que jamais, d’actualité ? Comme je ne souhaitais pas traiter le même sujet avec les deux classes en même temps, j’ai retenu l’amour pour la 1ère S et la danse pour la 1ère L, après quoi nous inverserons, avec toutes les variations et réinventions qui s’imposeront.
Ce que peut un corps : l’intuition de l’autre, les positions sexuelles, éthiques et comportements de l’amour humain, relation du corps et de l’esprit, l’âme, relation d’un corps avec un autre corps, avec dix mille corps, avec sept milliards de corps si une telle chose est possible, philosopher comme on rêve, philosopher comme un somnambule, aimer comme aiment les myriades, les myriades de fleurs, les myriades d’assassins, de dieux, comme aiment les pierres et le fin corail illuminant les ténèbres… dansons, oui : encore une fois je vous prie !
Publier un commentaireYou must be logged in to post a comment.