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	<title>Eskwander &#187; humeurs</title>
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		<title>Essai de communication</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 10:07:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[essai atmosphérique : &#171;&#160;du soleil, un courant frais, quelques nuages, et  quelque chose comme un pétillement autour du cuir chevelu, je marche sur  une prairie qui s&#8217;étend à perte de vue&#160;&#187;
essai d&#8217;auto-définition narcissique : &#171;&#160;romantique cybernétique, nietzschéen du 21e siècle&#160;&#187;
essai philosophique : &#171;&#160;ne pas confondre amoralité (en-deçà de la  morale), immoralité (en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>essai atmosphérique : &laquo;&nbsp;du soleil, un courant frais, quelques nuages, et  quelque chose comme un pétillement autour du cuir chevelu, je marche sur  une prairie qui s&#8217;étend à perte de vue&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai d&#8217;auto-définition narcissique : &laquo;&nbsp;romantique cybernétique, nietzschéen du 21e siècle&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai philosophique : &laquo;&nbsp;ne pas confondre amoralité (en-deçà de la  morale), immoralité (en guerre contre la morale), et supramoralité  (par-delà bien et mal)&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai amoureux : &laquo;&nbsp;j&#8217;attends toujours de voir&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai politique : &laquo;&nbsp;terrorisme, non au sens de terreur, mais d&#8217;événement anti-politique&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai poétique : &laquo;&nbsp;d&#8217;une beauté qui suffit à mettre hors de portée du blâme&nbsp;&raquo;</p>
<p>essai psychologique : &laquo;&nbsp;au tensiomètre&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>I sing the body electric</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 23:14:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout est parti et revenu entre l&#8217;exactement même et son exact inverse, hors frontière d&#8217;une tension à deux tenants sans aboutissant, vers l&#8217;autre définitivement autre d&#8217;une continuité vitale aporétiquement à côté de la plaque, c&#8217;est-à-dire au carrefour de tous les carrefours, pour y revenir, oui tiens, y revenir. Traversée du corps, passage à travers : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout est parti et revenu entre l&#8217;exactement même et son exact inverse, hors frontière d&#8217;une tension à deux tenants sans aboutissant, vers l&#8217;autre définitivement autre d&#8217;une continuité vitale aporétiquement à côté de la plaque, c&#8217;est-à-dire au carrefour de tous les carrefours, pour y revenir, oui tiens, y revenir. Traversée du corps, passage à travers : fenêtre, feuillage, ou comme l&#8217;autre jour, un mélange de soleil et de vent, et l&#8217;être des hirondelles dans ce ciel bleu, cette souplesse jamais atteinte et cette écoute de l&#8217;environnement sans autre commensurabilité que ce présent intensif.</p>
<p>Ce soir à l&#8217;<a href="http://sonic.oblo.ch/">Oblõ</a>, perfo noise de Nosk et Tokage, nappes d&#8217;élastomères tachetées de voix, sous-mondes en expansion, dorlotés par le métal frotté à l&#8217;archet d&#8217;une cymbale nous sommes pris dans un déphasage cérébral, une célébration cérébro-spinale !</p>
<p>Puis c&#8217;est <a href="http://www.unpoisson.com" target="_self">Aymeric Hainaux</a>, corps électrique, performance de beatbox dramaturgique qu&#8217;on ne peut mesurer qu&#8217;au volt-mètre, avec des douceurs fœtales et des étrangetés qui vous déplacent à travers l&#8217;espace, l&#8217;Espace des espaces, ô corps sonore ! Dans une présence à la géographie intensive des corps et des objets-instruments qui libère chaque saveur au moment juste : timing is everything, melancholia, kairos !</p>
<p>Enfin <a href="http://ricardo.skafka.net">TV-noise</a>, Ricardo et Manu nous offre cette expérimentation post-apocalpytique sur des larsens de télévision, nappes bleues en double focale qui se contorsionnent au gré des allures, des figures géométriques lancées dans ces boucles qui sont autant de signaux à distordre : il y a toujours un signal à capter, il y a la lumière qui devient du son, le grésillement trituré jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il engendre ces mouvements dé-cadencés !</p>
<p>Si tu voyais tout ça&#8230;</p>
<p>Si je pouvais partager tout ça, avec toi&#8230;</p>
<p>Mon bonheur.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Message d&#8217;outre-terre</title>
		<link>http://mc.skafka.net/blog2009/2010/04/20/message-doutre-terre/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 09:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[pour Sara et Ricardo, à Londres, bloqués par les cendres d&#8217;un volcan  islandais&#8230;
eh mes amis, je ne comprends plus rien à ma vie, tout part en vrille&#8230;
ce  n&#8217;est pas vraiment un appel au secours, rassurez-vous
et si je me sens comme offert en pâture aux chiens du grand blizzard
je tiens debout, je tiens là
mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>pour Sara et Ricardo, à Londres, bloqués par les cendres d&#8217;un volcan  islandais&#8230;</em></p>
<blockquote><p>eh mes amis, je ne comprends plus rien à ma vie, tout part en vrille&#8230;<br />
ce  n&#8217;est pas vraiment un appel au secours, rassurez-vous<br />
et si je me sens comme offert en pâture aux chiens du grand blizzard<br />
je tiens debout, je tiens là</p>
<p>mais comment ? no idea !</p>
<p>au fait,  j&#8217;ai contacté Gilles, je l&#8217;ai vu avec Mùn, vraiment sympa<br />
je leur ai  donné trois textes (saturn, lodoronia, ma lettre-étude sur spinoza)<br />
ils vont lire<br />
chouettes gars et chouettes entreprises que la leur,  j&#8217;aimerais bien bosser avec eux !<br />
et puis &laquo;&nbsp;atelier obscur&nbsp;&raquo; ça s&#8217;la  pète vraiment !!!</p>
<p>autrement j&#8217;envoie demain des manuscrits à  Art&amp;fiction<br />
je leur ai écrit une lettre d&#8217;accompagnement complétement cinglée</p>
<p>chez  mon psy cet aprés-midi j&#8217;ai éclaté en larmes lorsque j&#8217;ai mentionné les  champs de blé et les forêts de ma campagne natale&#8230;</p>
<p>ce n&#8217;est pas le désert en moi, définitivement pas !<br />
ce qui grossit  est humide<br />
humide<br />
humide<br />
humide<br />
vert, bleu, or, rouge&#8230;</p>
<p>j&#8217;avance  bien dans mes corrections de &laquo;&nbsp;terre rouge&nbsp;&raquo; d&#8217;ailleurs<br />
(il faudra peut-être trouver un autre titre, qu&#8217;est-ce que vous en  pensez ?<br />
peut-être &laquo;&nbsp;hommage à Madagascar&nbsp;&raquo; en écho à &laquo;&nbsp;hommage à la  catalogne&nbsp;&raquo; ?)<br />
déjà 100 pages derrière moi<br />
il faudra que j&#8217;ajoute  des choses de mes cahiers&#8230;<br />
c&#8217;est génial de re-vivre tout ça<br />
éprouvant aussi</p>
<p>j&#8217;ai donc  terminé le site elektra<br />
je vais me mettre à celui pour la femme de  Hugues Poltier<br />
<a href="http://www.christiane-aste.ch" target="_blank">Christiane Asté</a>, bijoux fantaisie, du jamais vu !<br />
il faut repartir de la base et penser à CE truc qu&#8217;il lui faut à ELLE</p>
<p>je bosse sur la prostitution à la bibliothèque<br />
j&#8217;ai lu un bon  bouquin ce matin sur les danseuses de cabaret en Suisse<br />
on dirait à  ce propos que les Suisses sont moins respectueux des femmes que les  Japonais, les Libanais, les Espagnols&#8230;<br />
eh oui : les Suisses sont des brutes !<br />
Chessex parlait d&#8217;une sorte de  &laquo;&nbsp;violence baroque&nbsp;&raquo;<br />
c&#8217;est tellement ça</p>
<p>je trouve que dans les  gens d&#8217;ici il y a beaucoup de méchants<br />
pas mal de gens pas drôles<br />
et les gens bien intentionnés ont peur de se faire découvrir et ne  passent pas à l&#8217;acte<br />
enfin, ce n&#8217;est pas comme si je faisais des  affirmations péremptoires, c&#8217;est juste un passage affectif&#8230;</p>
<p>j&#8217;ai  aussi écrit un poème à une serveuse, je vous avais raconté ?<br />
je lui l&#8217;ai donné, mais elle ne m&#8217;a pas rappelé&#8230; bon, ce n&#8217;était qu&#8217;un  poème alors ?!</p>
<p>et puis je m&#8217;essaye aux sites de rencontre,  encore une autre forme de réseau,<br />
je teste des comportements,  j&#8217;observe les INTERFACES<br />
comment communiquer avec quelqu&#8217;un qui n&#8217;a pas de visage ??<br />
malgré  tout ça, je pense encore à Géraldine, même si, d&#8217;une certaine manière<br />
je  ne pense pas vraiment à elle<br />
en ce moment, comment pourrais-je dire  la connaître ?<br />
comment dire &laquo;&nbsp;elle ?<br />
c&#8217;est peut-être que je pense plutôt à un &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;  potentiel&#8230;<br />
mais qui est l&#8217;autre<br />
quelque personne que ce soit sur  cette terre je ne la connais pas !</p>
<p>j&#8217;ai vu une pièce de Beckett  avec Leili l&#8217;autre soir à Genève<br />
et j&#8217;ai rencontré son copain, Mathieu, un mec qui sait écouter,  intéressant, viril, quoi d&#8217;autre ?</p>
<p>bref, la pièce était vraiment  intéressante et le reste aussi<br />
on se sentait partir dans des  matières-souvenirs en fuite à travers le temps<br />
tu poses le pied sur l&#8217;une de ces mottes de terre et tu glisses à  l&#8217;intérieur<br />
des fenêtres s&#8217;ouvrent, ce sont les fenêtres d&#8217;un train  qui voyage à travers les espaces-temps<br />
et soudain tu vois une  enfilade d&#8217;étages, des étages de photo jaunie<br />
en architecture modélisée<br />
habitée d&#8217;esprits fantastiques<br />
d&#8217;âmes  trépassées,<br />
d&#8217;enfances numineuses&#8230;</p>
<p>j&#8217;écoute Madona,<br />
juste  pour dire !</p>
<p>qui peut dire ce qu&#8217;est la poésie ?<br />
&#8230;</p>
<p>je vais m&#8217;arrêter là<br />
mais comme je ne vous avais pas donné  de nouvelles depuis longtemps<br />
et que vous me manquez<br />
j&#8217;avais  envie de parler un peu<br />
(mais pas trop !)</p>
<p>avec mes  meilleurs regards&#8230; !<br />
(la formule anglaise est canonique, mais en français cela retrouve un  peu de portée non?)</p>
<p>MA<br />
th<br />
i<br />
AS<br />
maTHias<br />
tiare as  mât<br />
et je ne sais quoi</p>
<p>PS : L&#8217;AMOUR EXISTE  !!!!!!!!!!!!!!!</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>This magic moment</title>
		<link>http://mc.skafka.net/blog2009/2010/03/17/this-magic-moment/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 22:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[glyphique]]></category>
		<category><![CDATA[humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[
Extrait de &#171;&#160;A travers la 8e dimension : les aventures de Buckaroo Banzaï&#160;&#187;
Dans la case suivante, le bonhomme passe à travers le mur&#8230; Magique ? On verra. Ce qui est certain c&#8217;est que le mur est bel et bien solide, que l&#8217;obstacle est là et que je veux le franchir. Cela s&#8217;appelle le début d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="  alignnone" title="et alors" src="http://mc.skafka.net/blog2009/res/20100316_etalors.jpg" alt="" width="484" height="313" /></p>
<p>Extrait de &laquo;&nbsp;A travers la 8e dimension : les aventures de Buckaroo Banzaï&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dans la case suivante, le bonhomme passe à travers le mur&#8230; Magique ? On verra. Ce qui est certain c&#8217;est que le mur est bel et bien solide, que l&#8217;obstacle est là et que je veux le franchir. Cela s&#8217;appelle le début d&#8217;un retour sur soi.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Parades extraordinaires de Sire Léonard au pays des Helvètes</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 13:25:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[fable]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;il devait aller à droite, il allait à droite mais pas exactement. Lorsqu&#8217;il devait prendre à gauche, il prenait à gauche mais pas exactement. L&#8217;exactitude était paraît-il une vertu helvétique, mais cela n&#8217;était pas exact, du moins pas tout à fait. Si quelqu&#8217;un savait ce qu&#8217;était exactement la gauche, on le suspectait, et de même, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;il devait aller à droite, il allait à droite mais pas exactement. Lorsqu&#8217;il devait prendre à gauche, il prenait à gauche mais pas exactement. L&#8217;exactitude était paraît-il une vertu helvétique, mais cela n&#8217;était pas exact, du moins pas tout à fait. Si quelqu&#8217;un savait ce qu&#8217;était exactement la gauche, on le suspectait, et de même, quelqu&#8217;un prétendant savoir ce qu&#8217;était exactement la droite, on le suspectait. Ce qui au demeurant n&#8217;est pas tout à fait exact. Certaines personnes le suspectaient, et certaines autres donnaient crédit à son savoir. Donner du crédit permettait à son tour de s&#8217;accorder ou de s&#8217;opposer, d&#8217;être fier ou d&#8217;avoir honte, suivant que l&#8217;on voyait le monde à la mesure de son centre, ou la gauche à la mesure de sa droite. Et la plupart prenant le parti de l&#8217;un ou de l&#8217;autre, et vice versa, personne ne savait exactement, d&#8217;instant en instant, où était la droite et où était la gauche.</p>
<p>Sire Léonard, ceci dit, n&#8217;est pas un natif de ce pays. Et pourtant, si quelqu&#8217;un pouvait l&#8217;être avec exactitude, nul autre n&#8217;aurait mieux correspondu à cette description. Et pourquoi donc, demanderez-vous ? Parce qu&#8217;il était exact mais pas tout à fait. Lorsqu&#8217;on lui proposait une direction à suivre, il commençait par demander qui était celles et qui étaient ceux qui lui faisaient pareille proposition ; ensuite il demandait par où passait le chemin, à gauche de quoi, à droite de quoi ; enfin, il demandait la destination. Il faisait son choix en fonction et se mettait en chemin, tournant ici et là, par les forêts et par les lacs, et caetera et caetera. Il savait très bien où il allait. Ou, pour le dire plus exactement, il savait où il n&#8217;allait pas.</p>
<p>Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;un jour il prit un chemin qui le menait là où il n&#8217;allait pas, et il le savait très bien. Un grand silence précéda ce tremblement inouï : voilà, il y était. Il avait franchi le pas. Presque sans s&#8217;en rendre compte. Il n&#8217;était ni à gauche ni à droite, dans aucun des sens qu&#8217;il avait entendu ou s&#8217;était vu indiqué par d&#8217;autres. Il avait pris une décision, se démarquant du savoir de ceux qui savent. Et l&#8217;inexactitude de sa décision traversant l&#8217;infini devint tout à fait exacte, comme la ligne qui traverse l&#8217;infini demeure une ligne tout en devenant cercle.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tout commence</title>
		<link>http://mc.skafka.net/blog2009/2009/08/16/tout-commence/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 19:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça et là, une fenêtre qui claque. Le vent s&#8217;est levé, la consistance de l&#8217;air a changé. Un flux de fraîcheur tourbillonnante file entre nos volumes pesants, agitant leur lourd grésillement d&#8217;été. Les sons s&#8217;affinent à mesure. L&#8217;air se liquéfie. C&#8217;est comme si l&#8217;eau commençait par remonter de terre, nous emportant avec elle dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça et là, une fenêtre qui claque. Le vent s&#8217;est levé, la consistance de l&#8217;air a changé. Un flux de fraîcheur tourbillonnante file entre nos volumes pesants, agitant leur lourd grésillement d&#8217;été. Les sons s&#8217;affinent à mesure. L&#8217;air se liquéfie. C&#8217;est comme si l&#8217;eau commençait par remonter de terre, nous emportant avec elle dans ce courant ascendant. En regardant la ville, je vois plusieurs personnes sortir sur leur balcon, ou à la fenêtre, pour envisager l&#8217;atmosphère, se comprendre dans ce changement entrain d&#8217;avoir lieu.</p>
<p>Au nord, une masse grise et compacte se profile, désir sans corps, désir d&#8217;un corps, dense et rougeoyant sur ses limites. Le soleil du crépuscule caresse ce ventre ; avant que, dans une obscurité d&#8217;ardoise et de flou, ce dernier ne se mélange à la gésine de la terre pour former un nouveau cocon, où l&#8217;eau contient la foudre et les vents. Tout commence. Toute <em>commence</em>.</p>
<p>Des longues chaînes de pluie desserrent les étaux de la perception. Terre-ciel d&#8217;anthracite où s&#8217;aiguisent les éclairs, <em>je suis vif</em>. Maintenant ce sont les rafales, les bourrasques et l&#8217;eau violente, où quelques humains surpris en pleine rue, rient et, peut-être par chance, partagent le même sort. Les tonnerres nous reviennent dans la lenteur des craquements réverbérés dans les matrices du ciel et de la terre, et puis&#8230; L&#8217;orage s&#8217;éloigne.</p>
<p>On sait qu&#8217;il est toujours là, on l&#8217;entend, au loin, s&#8217;étirer dans l&#8217;insoupçonné.</p>
<p>Et on attend : la suite.</p>
]]></content:encoded>
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