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	<title>Eskwander &#187; réseau</title>
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		<title>Approche critique du réseautage social</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 10:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Les services de réseautage social en ligne (<em>social networking</em>) — dont les plus en vogue à l’heure actuelle sont <em>myspace</em>, <em>facebook</em>, <em>habbo hotel</em>, <em>windows live spaces</em>, <em>twitter</em>,<em> friendster</em> et <em>hi5</em> — auraient pour condition de base d’être ouverts à tous. Ce “tous” représente tous les internautes, et, dans la perspective du progrès matérialiste, tous les êtres humains : par là se trouve relayé l’idéal démocratique de l’internet. Mais de quel type d’égalité parle-t-on ? Est-ce une égalité <em>de fait</em>, ou bien une égalité <em>de droit</em>, pour être assuré de laquelle il serait nécessaire de correspondre à certains critères ? Si oui lesquels ? Et concerne-t-elle aussi les corps, ou seulement les extases mentales qui surabondent dans le “réseau des réseaux”?</p>
<p>« Nous naissons tous <em>ego</em> », dixit Taisen Deshimaru, maître dans la voie du bouddhisme zen, dont le trait d’ironie résume à lui seul le fondement des réseaux sociaux en ligne : chaque être humain naît en tant qu’ego et, à ce titre, en tant qu’égal en droit à chaque autre. Or si la physiopsychologie et la sociologie ont démontré l’inanité théorique d’une telle proposition, elles en ont ce faisant confirmer l’efficacité normative. De par leurs conformations psychophysiques et de par leurs milieux, les êtres humains naissent inégaux, et d’une inégalité qui ne peut être transformée en son contraire, puisqu’il faudrait pour cela que tous naissent de la même mère et du même père, dans les mêmes conditions et à la même époque. C’est dans une tentative pour supplanter cet “état de nature” — bien qu’il n’y ait précisément là rien de statique — que l’humanité a inventé et fait lentement mûrir la notion de droit. La première spécificité du droit est de n’être valable qu’en fonction de champs d’application limités qui suivent le devenir des catégories. La catégorie “humain” engendre le champ d’application des droits de l’Humain, comme la catégorie “enfant” engendre le champ d’application des droits de l’Enfant ; mais où s’arrête l’enfance et où commence l’âge adulte, où s’arrête l’humain et où commence l’animal, sont des questions qui montrent à quel point les champs d’application du droit sont avant tout affaire de <em>convenance</em>. Vous êtes le légataire des droits de l’Humain si et seulement si d’autres <span style="text-decoration: line-through;">in</span>dividus ou groupes d’individus conviennent de votre humanité. Votre consentement n’étant d’ailleurs pas strictement nécessaire, puisque dans le domaine du droit c’est le pouvoir (et dans le cas d’une société démocratique : la majorité) qui créé la légitimité.</p>
<p>Qu’en est-il de ce qu’on pourrait appeler dès à présent « les droits de l’Ego » ? Chaque usager est censé convenir de la légitimité de chaque autre usager, moins en tant qu’être humain qu’en tant qu’ego comme vision de <em>ce qu’est</em> l’humain. Or l’ego a cette particularité qu’il est toujours velléité de se montrer sous l’aspect qu’il estime le plus <em>convenable</em> de lui-même : sa <em>persona</em>, son masque social. Aucun usager ne montre son ego tel qu’il est, mais bien tel que cet ego <em>peut</em> se regarder à travers le regard des autres. Tel qu’il peut se regarder en effet, et non tel qu’il aime se regarder, car il n’y a pas lieu ici de catégoriser comme “narcissiques” les comportements impliqués dans l’usage des réseaux sociaux en ligne : ce serait confirmer l’existence <em>a priori</em> de l’ego, là où nous pensons bien plutôt que l’ego est une construction sociale, un patchwork instable qui ne cesse de passer par le devenir des autres et de « l’autre », comme aperception du monde qui l’entoure et le fait réagir.</p>
<p>Dès que vous entrez dans un réseau social, les autres usagers vous reconnaissent un ego au travers de la persona que vous dévoilez. Les comportements qui s’en suivent font ainsi jouer <em>être</em> et <em>apparaître</em>, un <em>qui je suis</em> et un <em>ce que j’en fais voir</em> qui sont l’un et l’autre des « fictions régulatrices » (Nietzsche). Par la publication de liens, de vidéos, par l’échange de bons procédés, de références, de jeux, par l’exposition des humeurs du moment, les conseils et les encouragements, par les insultes et les coups de couteau dans le dos, chaque usager participe d’une scène générale de l’Ego, dont chaque persona contribue dès lors à l’extension du champ d’application. L’ego <span style="text-decoration: line-through;">in</span>dividuel derrière la persona, construit et renforcé par ce processus, reçoit en contrepartie, au terme d’une communication qui se mue bientôt en processus autotélique, une légitimité <em>en tant qu’ego</em>.</p>
<p>La transformation du narcissisme — tel que vilipendé par le christianisme et par les théories du bien commun issues de l’esprit des Lumières — en un <em>égoïsme partagé</em>, est sans doute ce que confirme le succès des réseaux sociaux en général, et des plateformes internet de réseautage social en particulier. Dans une société où il est devenu plus difficile qu’auparavant de se sentir reconnu, l’égoïsme partagé sur myspace, sur facebook, sur les plateformes de jeux vidéos online, sur les wikis, sur les forums de discussion ou par blogs interposés, permet une fabuleuse accalmie des angoisses existentielles exacerbées par la fuite en avant de l’époque. Les réseaux parviennent à ce résultat en procurant à leurs usagers la perception d’être <em>un ego parmi d’autres</em>, jouant sur une scène immense à travers laquelle chacun peut se déplacer et observer les jeux localisés — c’est l’<em>effet du petit monde </em>— de l’Ego et de l’Information qui constituent le tissu d’interactions du système. Les formes de vie les plus spécialisées (<em>geeks</em>) y rencontrent le sentiment d’être en contact (<em>in touch</em>) avec la “grande humanité”, perçue non plus comme système d’exploitation de l’humain par l’humain, mais comme un système d’échange concurrentiel et participatif. Au lieu de percevoir les rouages d’une grande machine, on perçoit autant de communautés de goûts, avec leurs <em>influenceurs</em> et leurs <em>suiveurs</em>. L’agrégation — de l’information et des egos — devient le maître-mot, sans former pour autant des troupeaux au sens chrétien, mais des grégarités multicéphales, véritables bancs de poissons qui tournent leurs têtes au même moment vers ce que l’un des leurs sera parvenu à mettre en lumière. Il s’ensuit toute une série d’accords tacites et de normes au niveau des comportements, qui visent avant tout le maintien de cette <em>fiction autorégulatrice</em> d’un Ego humain multi-accès et immédiatement disponible. Les usagers apprennent d’ailleurs rapidement à estimer le potentiel des objets qu’ils pourraient mettre en lumière, imaginent des astuces pour attirer l’attention, multiplient leurs demandes d’« amis » (<em>friends</em>) pour que leurs publications (ou « billets », <em>posts</em>) connaissent la plus large diffusion possible. En ceci, les publications qui engendrent les traînées de poudre les plus rapides prennent sont perçus comme des demi-dieux, retransmis au point de déborder le morceau de scène visible par le premier émetteur. Ce qui charme dans cet invisible n’étant donc pas tellement la difficulté de remonter jusqu’à la source de l’information, que le fantasme de la propagation (<em>spread</em>) d’un élément constitutif de l’ego, lâché dans la pseudo-nature numérique.</p>
<p>Si les pandémies sont devenues un des fantasmes majeurs de l’époque, la diffusion de l’information en est le correspondant positivement valorisé. Elle n’en comporte pas moins une dimension morbide : prétextes, détournements, falsifications et rumeurs, qui sont le fond de commerce du marketing tant commercial qu’idéologique. Or si concernant les faits vécus les êtres humains sont capables de séparer le vrai du faux sans trop de difficulté, les questions de droit et d’interprétation des catégories demeurent quant à elles nimbées d’un flou qui favorise les manipulations, tant il y a là d’indéterminations qui naissent de la volonté humaine de se créer un monde distinct de la nature. Le fait que la plupart de gens accordent leurs perceptions aux mots qui leur sont communiqués plutôt qu’aux tensions inhérentes à la communication de ces mots indique que l’usage du droit, au premier plan dans la maîtrise du langage, n’est pas autant cultivé qu’on se plaît à le dire. Les réseaux sociaux appartiennent à cette problématique : à partir du moment où l’on en vient à questionner les tensions sous-jacentes à chaque persona comme manifestation d’un ego, on demande une authentification qu’aucun ego ne peut donner, puisqu’elle mettrait en lumière son inconvenance irréductible au réseau. Un tel réseau n’a donc pas pour but de chercher des vérités qui envelopperaient la production de droit, n’a de but que lui-même comme plateforme de diffusion et de rétribution de l’information et de l’ego admis a priori comme identiques à la nature humaine.</p>
<p>Les risques de dérive du système sont sensibles, même si rarement explicités. Ces risques, pour partie, se trouvent dès lors assumés par les usagers eux-mêmes selon différentes stratégies. L’une d’elles consiste à écrire de simples faits de la vie quotidienne et à émettre des liens vers des pages dont ils n’ont pas à se porter directement garant. Une deuxième stratégie consiste dans l’utilisation fréquente de la troisième personne du singulier (la phrase faisant directement suite au nom de l’usager inscrit par défaut en début de publication) : la distance supplémentaire du “il” permet de traiter le monde des egos comme un monde d’objets, renvoyant à une perception de soi comme objet des circonstances. Ce “il” permet donc par la même occasion d’évacuer toute conscience “morale”, annulant toute velléité de mise en relief de la valeur. « Elle/il a trouvé un nouveau boulot » ~ « il/elle a tué un arabe » ~ « il pleut ». Ce qui n’empêche pas l’évocation de remords ou de sentiments de culpabilité, mais qui sont vécus sur le même mode d’un absentéisme localisé.</p>
<p>En l’occurrence, s’occuper de son pré carré est une manière commode de fermer les yeux sur la police disciplinaire qui sévit dans les coulisses des sites de réseautage social, censément conformes à la législation en vigueur dans le pays où se trouve leur domicile juridique. Nudité ou pornographie, usage de drogue, contenus excessivement violents, attaques nominatives d’un individu ou d’un groupe, publicité ou spam, sont ainsi interdits par les conditions d’usage de facebook  ; chaque infraction repérée par un usager peut être <em>dénoncée</em> par ce dernier à l’autorité “compétente”, laquelle se passe alors allégrement de procès et, après avertissement, s’il y a récidive, décide unilatéralement de fermer le compte du fauteur de trouble. La démocratie façon facebook est donc régie par une bureaucratie qui réagit aux suspicions des “bons” citoyens et fait la chasse aux citoyens “dépravés” (il en est de même pour myspace, contrairement à twitter par exemple qui ne prend aucune responsabilité en ce domaine ; mais le consensus est sans doute la loi la plus forte ici et là). La rétribution de l’égoïsme partagé ne peut donc être obtenue dans la majorité des cas qu’à la condition que l’usager se plie à une certaine idée de l’Ego humain, une idée qui, excluant la violence, les drogues et la nudité, tend à une certaine exclusion du corps. Les violences psychologiques n’en sont pas moins réelles, et parfois d’autant plus exacerbées que le “virtuel” continue d’exercer sur les esprits cet effet désinhibiteur qui permet à des vagues monstrueuses de ressentiment de se former en quelques jours et de s’exprimer sans aucune retenue (cf. dernièrement, l’affaire Polanski). La conscience de la valeur s’y trouvant donc délayée dans un bouillonnement réactif…</p>
<p>Le réseautage social, ou le règne d’un “politiquement correct” désincarné et stérile ? Oui, mais pas seulement lui, dans la mesure où domine la croyance qu’<em>informer est plus qu&#8217;agir</em>. Car subrepticement nous voici entrés dans un monde où toute discussion sérieuse est rapidement tournée en dérision et d’où la réflexivité est exclue. « Faites du réseau ! » : ce mot d’ordre — retransmis par toutes les antennes du monde du travail, dans la presse, dans les écoles, stimulé par la peur de la dissolution chaotique et de la solitude — construit des <span style="text-decoration: line-through;">in</span>dividus dont les transformations sont désormais fonction de <em>quantités</em> d’interactions égotiques-informatives. L’individu — comme mouvement de devenir-un-ensemble et comme culture de la volonté — disparaît au profit d’<span style="text-decoration: line-through;">in</span>dividus comme composés éphémères des mouvements de masse qui les traversent dans une contingence qui tend vers l&#8217;autotélique.</p>
<p>S’il existe des manières moins polies d’utiliser les réseaux sociaux en ligne, s’il existe des manières professionnelles, concernées et attentives de les prendre en main, toutes sans exception ont donc à faire face à une question et une seule : à qui et à quoi profite cette fiction régulatrice d’<span style="text-decoration: line-through;">in</span>dividus aux réactions quantifiables ? Outre les implications commerciales (et elles sont nombreuses) à travers lesquelles chaque usager continue de favoriser la domination du modèle néolibéral, on trouvera à cette question une réponse synthétique en regardant du côté de ce que l’époque tend de plus en plus à appeler “écologie”. Les premiers écologistes — Gregory Bateson pour n’en citer qu’un — avaient en tête la forte corrélation qui existe entre nos modes de pensée, de gouvernance et notre rapport à l’environnement, entre ces trois niveaux qui pris séparément perdent très vite en pertinence : individu, collectif et milieu. Aujourd’hui, la mode est au cinéma “écolo” (exit le logos), d’Al Gore à Nicolas Hulot en passant par Yann Arthus-Bertrand : des films qui ne développent de discours qu’informatifs, multipliant les exemples et les images. L’écologie est plus que jamais un enjeu de premier plan, mais un problème surgit dans l’incapacité relative de ces films à remettre en cause les modes de production du discours et à sortir du modèle quantitatif de notre rapport au droit. Qu’une telle remise en cause soit nécessaire, cela se comprend dans la mesure où ce modèle — « plus on en parle, plus c’est vrai, plus c’est important » — permet de conserver les fictions autorégulatrices de l’ego et du libre choix en tant qu’axiomes et en tant qu’acquis, alors même que cela empêche pour l’heure un changement de gouvernance et de rapport au milieu. Le ton paternaliste de certains, les montages suggestifs, la dimension <em>ex cathedra</em> des projections, donnent à penser qu’on produit là un discours qui a pour visée de moraliser le peuple, au lieu de s’essayer à l’entraîner dans un processus de refonte globale du système. Le jeu des quantités produit ainsi fatalement sa propre logique : certaines actions apparaissent comme utiles qui ne font pourtant que réagir à une menace d’overdose d’informations, en produisant, paradoxalement, plus d’information (la société de l’information implique à ce titre un nouveau dualisme, non plus entre l’agent et l’action, mais entre l’action et le faire-connaître de l’action). On se rend compte que toute solution directe est un piège. Il est aussi vain de vouloir faire diminuer l’information que de vouloir faire diminuer la croissance, dans la mesure où nous sommes dans l’un et l’autre cas d’emblée dans une volonté expansive : celle d’avoir une emprise sur notre milieu. Ce n’est que dans notre manière d’être actif dans notre rapport à l’un et l’autre que se trouvent de nouvelles solutions face à de nouveaux problèmes, dont l’un des plus importants est celui de la création du droit face à l’automatisation et à la déspatialisation qu’y implique notamment le réseautage social dans ses formes actuelles.</p>
<p>L’être humain est — <em>entre autres !</em> — un être de technique : en face de chacune de ses inventions, ne s’est-il pas posé des questions ? Ne <em>doit</em>-il pas se les poser ? Typiquement, le réseautage social est-il la voie d’un progrès ou d’une régression, et selon quelle axiologie ? La réponse à ce type de question semble fortement dépendre de la <em>durée</em> sur laquelle on parvient à estimer les conséquences de telle ou telle invention. A court terme, certaines formes paraissent valables, parce qu’elles répondent à un besoin ; à long terme, elles sont au contraire synonymes d’affaiblissement. Mais affaiblissement pour qui ? Pour celui qui en est le plus dépendant ?</p>
<p>Au vu des avantages que tire l’humanité des nouvelles technologies, le moins qu’on puisse dire est qu’un Jihad Butlérien semble pour l’heure peu probable. Cette notion inventée par Frank Herbert tire son inspiration d’un ouvrage de Samuel Butler, <em>Erewhon</em>, dans lequel le narrateur se retrouve nez à nez avec une société où l’utilisation des machines a été bannie. <em>Sans machines</em>, la spatialisation de l’ego comme de l’information reprennent leurs droits et le corps redevient le premier vecteur de la volonté ; <em>avec machines</em>, ce sont de nouveaux types de droit qui sont à élaborer, de nouveaux équilibres à trouver, dans un rapport qui, s’il tourne présentement à l’avantage du court terme, des girouettes de l’opinion et des contempteurs de la puissance, n’est et ne sera jamais définitif. — D’un côté, on peut donc souhaiter la création d’autres formes de réseautage social, et surtout d’autres manières de les utiliser, qui penchent moins vers la conciliation tous azimuts, et davantage vers la production de résistances valables aux flux égotiques-informatifs. De l’autre, il s’agit d’œuvrer à la construction de transversales technopsychiques, où l’on cherche à prendre la mesure des transformations qu’implique l’usage des techniques, et ce afin que l’intelligence humaine, tant individuelle que collective, ne demeure pas un vain mot. Pour qu’une telle relève advienne, deux choses semblent nécessaire : premièrement la reconnaissance du devenir inégal des intelligences, et deuxièmement, la reconnaissance de l’égalité potentielle dans l’effort que chacun peut produire pour accéder à la compréhension systémique des réalités qui nous concernent.</p>
<p>Au lieu de publier des persona dont la transparence est totale en ce qu’elles renvoient directement au statique de l’Ego global, il s’agit dès à présent d’opacifier nos munitions, pour trouer les extases mentales. De telles trouées en appellent au corps et à la conscience de la valeur, elles permettent de faire passer le corps dans l’extase. Une extase qui n’est plus dès lors une image égotique du corps, mais un corps sans image, en amont du droit et qui — à la manière dont peut frapper cette maxime zen : « si tu vois Bouddha, tue-le ! » — a cessé de vivre dans l’illusion d’une liberté acquise et refuse désormais de se satisfaire d’une telle compensation à la pauvreté culturelle qu’il consent.</p>
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